Lesebericht. Jean-Paul Sartre, Überlegungen zur Judenfrage

Jean-Paul Sartre (1905-1980) hat das Manuskript Überlegungen zur Judenfrage im Oktober 1944 geschrieben. Anlässe, wie den Anschlag in Halle am 9. Oktober 2019, gibt es leider wieder genügend, um es heute noch einmal zu lesen. Der Anfang dieses Manuskripts, das „Porträt des Antisemiten“, wurde im Oktober 1944 in Les Temps Modernes gedruckt, bevor das ganze Buch 1946 erschien.

Sartres Überlegungen zur Judenfrage sind als psychologische Analyse des Antisemiten auch heute ein äußerst wichtiger Beitrag, um unser Bewusstsein zu schärfen, mit dem wir dem dumpfen und zugleich so gefährlichen Antisemitismus, der sich zuletzt in Deutschland mit dem Anschlag auf die Synagoge in Halle gezeigt hat, entschlossener denn je entgegentreten müssen.

Die von Vincent von Wroblewsky, dem Präsidenten der Sartre Gesellschaft, vorgelegte deutsche Übersetzung enthält viele weitere Texte, Artikel, Reden Sartres und Interviews mit ihm zu diesem Thema.

Die Überlegungen zur Judenfrage (1) sind in vier Abschnitte unterteilt. Im ersten Abschnitt untersucht Sartre die Haltung des Antisemiten. Wenn jemand das Unglück des Landes oder sein eigenes Unglück Juden zuschiebe und gar noch ihre Rechte einschränken, sie des Landes verweisen oder sie gar ausrotten wolle, sage man, er habe antisemitische Meinungen. Der Antisemit nehme die Meinungsfreiheit in Anspruch, um sich gegen die Juden zu wenden. Das bestreitet Sartre, eine solche Meinung sei nicht durch die Meinungsfreiheit gedeckt. Der Antisemitismus sei keine Denkweise, er sei eine Leidenschaft. Es folgt eine Reihe von Beispielsituationen, in denen die kritische Einstellung zu Juden untersucht wird.


France-Culture, 29.2.2016
> L’antisémitisme (1/4). Réflexions sur la question juive de Sartre:
“L’antisémitisme n’est pas un problème juif : c’est notre problème”; “Si le Juif n’existait pas, l’antisémite l’inventerait” écrit Sartre dans ses Réflexions sur la question juive. Questions d’une étonnante actualité, posées par Sartre et présentées par Hadi Rizk.


Auch der Blick in die Geschichte vermittelt keinen weiteren Aufschluss. Bis 1789 wurden die Juden unterdrückt, danach partizipierten sie am Leben der Nation, ohne durch Verrat o. ä. aufzufallen. Bleibt nur zu beobachten, dass lediglich die Idee oder die Auffassung, die man von Juden hat, ihre historische Stellung bestimmen. Der Antisemitismus sei eine freie und totale Wahl, eine Haltung, die man den Juden gegenüber einnehme. Diese Merkmale gleichen sich bei den Antisemiten, bilden eine „synkretische Totalität“. Die Wahl, Antisemit zu sein, bedeute auch, den Hass zu wählen. Sie sind sich ihrer Sache gewiss; Zweifel lässt der Antisemit nicht zu. Er kann nicht allein sein. Ihm reicht das Mittelmaß, die Intelligenz wird den Juden überlassen. Zugleich entwickelt der Antisemit einen Drang nach Gleichheit, die ihm hilft, Differenzierungen zu meiden. Allein kann der Antisemit nicht handeln. Er nimmt politische Unordnung in Kauf und gibt damit zugleich jede Verantwortung auf.

Der letzte Abschnitt resümiert seine Analyse und unterstreicht den so notwendigen Kampf gegen den Antisemitismus. Heute aktueller denn je.

Vererbung oder Rasse als Erklärung für das Judentum sind für Sartre „nichts anderes als ein dünnes wissenschaftliches Mäntelchen für diese primitive Überzeugung“ (S. 26) Wie solle denn ein reicher jüdischer Händler den Ruin seines Landes wünschen? Oder wie wolle man arme Juden für den Weltkapitalismus verantwortlich machen? Der Antisemit sieht im Juden nur das Böse: „Zerstörer aus Berufung, Sadist reinen Herzens, ist der Antisemit in der Tiefe seines Herzens ein Verbrecher. Was er wünscht, ist der Tod des Juden.“ (S. 33) Und Sartre fügt hinzu: „Der Antisemit hat ein gutes Gewissen: er ist Verbrecher aus guter Absicht.“ (ib.) Er tut „das Böse für das Gute.“ (ib.) Mit dieser Umkehrung aller Werte unterstreicht Sartre das Perfide im Antisemiten. [… ] Bitte weiterlesen.

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Vincent von Wroblewsky, Überlegungen zur Frage des Anderen – Réflexions sur la question d’autrui von Wroblewsky

Vortrag an der Mitgliedersammlung der Sartre-Gesellschaft vom 16.11.2019 an der TU Berlin

In Frankreich erschienen 1999 (und 2012 in überarbeiteter Auflage) Didier Eribons Refléxions sur la question gay, inzwischen auch auf deutsch als Überlegungen zur Schwulenfrage zugänglich. Didier Eribon wurde vor allem mit seinem autobiographischen Buch Retour à Reims – Rückkehr nach Reims bekannt.

Ebenfalls in Frankreich erschienen 2019 aus der Feder der Rabbinerin Delphine Horvilleur die Réflexions sur la question antisémite, eine deutsche Fassung, besorgt von Nicola Denis, wird demnächst vorgestellt werden.

Beide Titel variieren nicht nur deutlich erkennbar Sartres Réflexions sur la question juive, Überlegungen zur Judenfrage, von 1954, auch in den Überlegungen der beiden Autoren selbst spielt Sartre eine Rolle. Diesen Bezügen möchte ich in meinen Überlegungen nachgehen und dabei nach einem möglichen inneren Zusammenhang zwischen Rassismus, Antisemitismus, Fremdenfeindlichkeit, Frauenfeindlichkeit und Homophobie einerseits und der Situation von
Schwarzen, Juden, Frauen, Fremden und Homosexuellen, kurz den „Anderen“ andererseits fragen. … > Bitte weiterlesen

V v Wroblewsky – Überlegungen zur Frage des Anderen

Colloque du Groupe d’études sartriennes 2020 : Appel à communications

Le Groupe d’Études Sartriennes (GES) lance son appel pour le colloque annuel qui se tiendra les 19 et 20 juin 2020 à Paris: En Sorbonne, amphithéâtre Milne Edwards, Paris IV, Niveau F.

L’objectif du GES, qui réunit chaque année une soixantaine de spécialistes de Sartre (universitaires ou non) est de soutenir le développement des perspectives nouvelles sur cette oeuvre majeure, de permettre aux enseignants et aux chercheurs de présenter leurs travaux en cours et de promouvoir les études sartriennes à un niveau national et international. Le GES propose aux enseignants et chercheurs débutants ou confirmés de soumettre une proposition de communication scientifique originale portant sur la pensée et les écrits de Sartre (littérature, philosophie, textes politiques), ou dont l’objet (auteur, question) est en relation directe avec ceux-ci.

Zum Herunterladen: > Argumentaire colloque GES 2020

Pour l’édition 2020, le GES souhaite encourager deux séries de propositions de communication portant sur la question de l’esthétique sartrienne d’une part, et sur la trilogie Les Chemins de la liberté d’autre part.

Pour autant, ces deux thématiques sont bien des propositions et non des contraintes ; elles laissent ainsi toute latitude aux propositions les plus diverses afin de rendre compte de l’oeuvre de Sartre dans toutes ses dimensions (roman, théâtre, philosophie, essais sur la littérature, réflexion politique) ainsi que de la relation entre cette oeuvre et celle d’autres écrivains et philosophes.

1. Esthétique(s) de Sartre

Si Sartre n’a pas produit de théorie esthétique à proprement parler dans un ouvrage unifié, de très nombreux fragments de son oeuvre témoignent d’un intérêt profond et sans cesse renouvelé pour les questions esthétiques, au croisement de la littérature et des arts plastiques. On dispose de plusieurs ouvrages et articles sur la question, parmi lesquels on mentionnera notamment : Michel Sicard, Sartre et les arts, Obliques nº 24-25 (Nyons, Éditions Borderie, 1981), Heiner Wittman, L’esthétique de Sartre : artistes et intellectuels (Paris, L’Harmattan, 2003), Sophie Astier-Vezon, Sartre et la peinture. Pour une redéfinition de
l’analogon pictural (Paris, L’Harmattan, 2013). Pour autant, l’esthétique reste un champ encore assez peu exploré des études sartriennes. La proposition du Colloque vise à combler cette lacune, en posant la question : une ou plusieurs esthétique(s) chez Sartre ?

« Esthétiques » au pluriel, dans la mesure où l’objet lui-même est pluriel, partagé entre deux régimes esthétiques : les arts visuels (peinture, sculpture, cinéma, urbanisme) et la littérature, passibles de deux grilles d’intelligibilité différentes. Les descriptions sartriennes d’oeuvres visuelles prennent place dans une théorie générale de l’image comme type de conscience intentionnelle. La conclusion de L’Imaginaire (Paris, Gallimard, 1940) esquisse les linéaments d’une phénoménologie de l’objet esthétique comme irréel, qui sera mise en oeuvre par la suite sur des figures précises d’artistes, reprises dans les volumes III, IV et IX des Situations : Tintoret, Giacometti, Calder, Masson, Rebeyrolle, Wols, Lapoujade. La littérature quant à elle est envisagée et valorisée sous l’angle moral et politique comme engagement et praxis de dévoilement (Qu’est-ce que ma littérature ?, 1947), au moyen de « mots chargés comme des pistolets », à rebours de toute attitude de survol.

Un premier axe de ce volet du Colloque consistera alors à se demander s’il existe une unité de l’esthétique sartrienne. La littérature-praxis telle que l’envisage Sartre dans les années 1940 n’est-elle pas un refus de l’esthétisation du réel, tombant du même coup en dehors du domaine de l’esthétique, confiné à l’irréel ? Le modèle sartrien de l’engagement de l’écrivain ne conduit-il pas à dévoyer le champ de l’esthétique ?

En effet, ni le fait pictural, ni le fait littéraire ne semblent envisagés dans leur autonomie proprement esthétique, puisqu’ils renvoient à des modes d’intelligibilité plus larges : la conscience imageante et irréalisante d’une part, la praxis engagée et située d’autre part. Dès lors, l’esthétique sartrienne ne court-elle pas le risque d’être deux fois dissoute par chacun des deux modèles, l’image et la praxis ? Ou au contraire, ces deux grilles d’intelligibilité ne sont-elles pas l’occasion d’une reformulation et d’un enrichissement de la question esthétique, et de son autonomie éventuelle ? D’où la question également de la place de Sartre au sein du modernisme esthétique : en ouvrant le fait esthétique sur ses dehors – le monde des images au sens lare, le monde socio-historique de la praxis – Sartre ne tord-il pas le cou à l’exigence princeps du modernisme consacrant l’autonomie du médium artistique ? À travers cette question, s’ouvre la possibilité d’actualiser l’esthétique sartrienne en la faisant dialoguer avec des courants postérieurs au modernisme : par exemple, les Visual Studies, à travers les travaux de W. J. T. Mitchell, ou les réflexions de Fredric Jameson sur le postmodernisme.

Un deuxième axe de réflexion, dans le droit fil du premier, consistera à se demander dans quelle mesure l’épreuve du marxisme à partir des années 1950 ne vient-elle pas effriter la dichotomie instaurée par Sartre entre les deux modèles de l’engagement et de l’imaginaire, relançant à nouveaux frais la question d’une cohérence de l’esthétique sartrienne : dans quelle mesure le matérialisme historique est-il à même de fournir cette cohérence ? La question est ainsi ouverte de savoir quelle place occupe l’esthétique de Sartre au sein du « marxisme occidental » qui, depuis Lukács, met l’esthétique au coeur de ses préoccupations. La discussion entre Sartre et ses interlocuteurs de L’Institut Gramsci qui suit sa conférence de 1961, « Marxisme et subjectivité », peut notamment constituer un fil conducteur à cette question (cf. J.-P. Sartre, Qu’est-ce que la subjectivité ?, Paris, Les Prairies Ordinaires, 2013).

Quel rôle l’esthétique sartrienne accorde-t-elle par ailleurs aux « disciplines auxiliaires » (sociologie, histoire, anthropologie, psychanalyse, etc.) convoquées dans Questions de méthode ? On pourra se demander ainsi quelles sont les spécificités herméneutiques de la méthode progressive-régressive, dès lors qu’il s’agit de ressaisir une vie d’écrivain (Flaubert) ou de peintre (Tintoret), aux prises avec leur époque respective. Plus précisément, ce deuxième axe de réflexion fera la part belle à L’Idiot de la famille, dans la mesure où la praxis d’écrivain de Flaubert est ressaisie au prisme de l’imaginaire collectif de toute une classe, de toute une époque. Dans la mesure également où Sartre propose une redéfinition de l’oeuvre d’art au sens large comme « centre permanent, réel et reconnu d’irréalisation » (L’Idiot de la famille, t. I. Paris, Gallimard, 1971, p. 786), Sartre fait ainsi droit à la matérialité pratico-inerte de l’oeuvre en tant que produit social et marchandise, cette matérialité constituant le support des actes d’irréalisation que le créateur, comme le spectateur, accomplissent à l’endroit de l’oeuvre. Une telle redéfinition matérialiste de l’oeuvre constitue-t-elle un fil conducteur pertinent à l’esthétique sartrienne, soucieuse d’éviter le piège de l’esthétisation du réel ?

2. Les Chemins de la liberté

Soixante-quinze ans après la parution du premier de ses trois volumes, L’Age de raison, le cycle romanesque des Chemins de la liberté apparaît trop souvent comme le mal-aimé de l’oeuvre littéraire de Sartre et comme le parent pauvre des études sartriennes, loin derrière l’intérêt suscité par La Nausée ou encore Les Mots. Il semble donc pertinent de se pencher de nouveau sur une oeuvre majeure, à la fois pour s’interroger sur ce statut négatif, afin de le comprendre et de le dépasser, et pour rendre toute sa place à un projet romanesque d’ampleur, le plus ambitieux de cette oeuvre, et que Sartre avait en tête dès le début des années trente lorsqu’il échafaudait son programme littéraire : d’abord le « factum » sur la contingence – ce serait La Nausée, paru en 1938 -, puis les nouvelles – Le Mur, paru en 1939, et enfin ce que Sartre a toujours désigné comme « le roman ».

S’il est ainsi intéressant d’observer que Les Chemins de la liberté relève de la volonté clairement affichée de se saisir de toutes les possibilités du genre romanesque en créant une véritable fresque nourrie de personnages multiples, cette ambition doit être mise en relation avec l’inachèvement du cycle et, plus encore, le fait qu’il marque la fin de l’écriture romanesque chez Sartre. Il sera donc fécond de s’interroger non seulement sur la relation entre cette oeuvre et la critique littéraire poursuivie par Sartre à la même époque, particulièrement sa réflexion sur l’art et les techniques romanesques (les articles réunis dans Situations I., notamment les textes sur Mauriac, Camus, Faulkner, Dos Passos…) mais également sur le lien entre les innovations formelles mises en oeuvre dans les trois romans et les réflexions déjà présentes dans les Conférences du Havre sur le roman données par Sartre durant l’hiver 1932-1933 et publiées en 2012 par la revue Études sartriennes.

De même, s’agissant d’une oeuvre rédigée durant les années charnières qui voient Sartre écrire certaines de ses oeuvres les plus marquantes, tous genres confondus (des Carnets de la drôle de guerre à L’Être et le néant en passant par Huis clos et Les Mouches), il sera possible de reprendre la question maintes fois posée de la relation, chez Sartre, entre les idées et la fiction, le roman et la philosophie, mais aussi de considérer l’influence de l’écriture théâtrale sur l’écriture romanesque. Enfin, parce qu’elle rend compte d’une réflexion nouvelle sur l’Histoire et la dimension collective de la liberté, parce qu’elle s’écrit – et s’inscrit – durant les années cruciales qui vont de la drôle de guerre aux lendemains de la Seconde Guerre mondiale (le troisième volume, Le Sursis, est publié en
1949, peu de temps après l’interruption de l’écriture des Cahiers pour une morale), cette oeuvre occupe, à l’évidence, une place elle-même centrale, et qu’il importe de mieux définir, dans l’évolution philosophique, morale et politique de Sartre.


Les communications, généralement présentées en français, peuvent également l’être en anglais. Dans ce cas, il sera demandé à l’orateur de fournir, à l’avance, un résumé en français à destination des auditeurs du colloque. Les propositions de communication, qui doivent comporter un titre et un résumé en un paragraphe, sont à faire parvenir aux secrétaires du GES pour le 10 février 2020. Les communications ne devront pas excéder 30 minutes.

Prière de faire parvenir vos propositions de communication aux deux secrétaires, en les adressant à l’adresse électronique personnelle de chacun d’eux, et non à l’adresse du GES.

Président du GES :
Michel Contat > contat.michel@wanadoo.fr

Secrétariat du GES :
Alexis Chabot > alexis.chabot@orange.fr
Hervé Oulc’hen > oulchenherve@gmail

Conférence inaugurale : Sartre : genèse des thèses sur l’imaginaire

Le Séminaire général de critique génétique de l’ITEM reprendra le :
1er octobre 2019 de 17h à 19h
à l’École normale supérieure, 29, rue d’Ulm, 75005 Paris, Salle U207.
Conférence inaugurale : Sartre : genèse des thèses sur l’imaginaire


Jean BOURGAULT (Lycée Condorcet, Paris), Alexis CHABOT (Maître de conférences à Sciences Po Paris, chargé de cours à l’Université Paris I), Grégory CORMANN (Maître de conférences à l’Université de Liège Président du département de philosophie de l’Ulg), Gautier DASSONNEVILLE (Docteur en Philosophie et Lettres (Université de Liège / Université de Lille-3), Laurent HUSSON (Maître de Conférences à l’Université de Lorraine), Nao SAWADA (professeur à l’Université Rikkyo, Tokyo), Juliette SIMONT (Maître de recherches au Fonds National de la Recherche scientifique de Belgique, chargée de cours à l’Université Libre de Bruxelles).

Sartre n’a jamais cessé de s’interroger sur l’imagination ; nous nous proposons de mettre en question la signification de cette insistance en travaillant sur le mémoire de fin d’étude que le jeune Sartre a présenté en 1927, texte jusque-là inédit, récemment publié par Gautier Dassonneville : L’image dans la vie psychologique, rôle et nature (1927, Etudes Sartriennes, n° 22, Garnier, 2018). Le défi que constitue ce texte est impressionnant. Il invite à comprendre plus avant ce qu’était le champ des études philosophiques et psychologiques en France dans l’entre-deux guerres, mais aussi ce qui fait la position déjà extraordinairement singulière de Sartre dans ce champ, la nature des principes qui gouvernent son écriture et la dynamique qui s’y invente, pièce essentielle de la genèse des textes publiés ensuite par Sartre – et tout particulièrement ceux consacrés à l’imagination et l’imaginaire. Mais on peut aller plus loin encore : l’ensemble éclaire toute l’approche sartrienne de l’herméneutique de la création, littéraire (les textes sur Flaubert, notamment), et philosophique. Ces pages, écrites avant la lecture sartrienne de Husserl et Heidegger, rendent compréhensible ce que sera l’orientation phénoménologique de leur auteur, et renouvellent l’approche génétique de l’œuvre à venir.

ITEM – CNRS ENS (UMR 8132)

45 rue d’Ulm 75005 Paris

Tel (+33)1 44 32 30 45

Colloque du Group d’études sartriennes 2019 – Appel à communications

Appel à communications. Date limite : 26 février 2019.

Le Groupe d’Études Sartriennes lance son appel pour le colloque annuel qui se tiendra les 21 et 22 juin 2019 à Paris (École Normale Supérieure).

L’objectif du GES, qui réunit chaque année une soixantaine de spécialistes de Sartre (universitaires ou non) est de soutenir le développement des perspectives nouvelles sur cette œuvre majeure, de permettre aux enseignants et aux chercheurs de présenter leurs travaux en cours et de promouvoir les études sartriennes à un niveau national et international.

Le GES propose aux enseignants et chercheurs débutants ou confirmés de soumettre une proposition de communication scientifique originale portant sur la pensée et les écrits de Sartre (littérature, philosophie, textes politiques), ou dont l’objet (auteur, question) est en relation directe avec ceux-ci.

Pour l’édition 2019, le GES souhaite plus particulièrement encourager une série de propositions de communications portant sur Sartre et Simone de Beauvoir (dont l’intégralité des Mémoires ont été récemment rééditées aux éditions de La Pléiade). Le GES ne prédéfinit aucune autre thématique particulière, laissant toute latitude aux proposants par ailleurs.

Les communications, généralement présentées en français, peuvent également l’être en anglais. Dans ce cas, il sera demandé à l’orateur de fournir, à l’avance, un résumé en français à destination des auditeurs du colloque.

Les propositions de communication, qui doivent comporter un titre et un résumé en un paragraphe, sont à faire parvenir aux secrétaires du GES pour le 29 février 2019. Les communications ne devront pas excéder 30 mn.

Prière de faire parvenir vos propositions de communication à l’adresse électronique personnelle des secrétaires, et non à l’adresse du GES. En cas d’envoi postal, merci de les adresser à Hervé Oulc’hen.

Président du GES :

Michel Contat

(contat.michel@wanadoo.fr)

Secrétariat du GES :

Alexis Chabot ( alexis.chabot@orange.fr )

Hervé Oulc’hen ( oulchenherve@gmail.com )

47, rue Victor Hugo, 59110 La Madeleine (France)

Download: > Appel Colloque GES2019.pdf

68 Soziale Bewegungen und VordenkerInnen – 26.-29.7.2018 in Jena

Die Sartre-Gesellschaft und der FSR für Philosophie in Jena bieten eine Tagung in Jena an: “68 Soziale Bewegungen und VordenkerInnen”:

Die Ereignisse um das Jahr 1968 jähren sich 2018 zum 50. Mal. Insofern dieses Jahr vor allem in kultureller und politischer Hinsicht einen Wendepunkt markiert, bietet es sich anlässlich des Jubiläums an, sich mit den geistesgeschichtlichen Hintergründen auseinanderzusetzen, da selbst diejenigen, die die 68er-Bewegung verurteilen, nicht leugnen können, dass die Bewegung eine gesellschaftliche Bedeutung für den kulturellen Wandel der Bundesrepublik hatte.

Rosensäle, Fürstengraben 27, 07743 Jena

> Programmheft *.pdf

Vortragende sind u.a.:

– Jens Bonnemann: „Die Fallstricke der sexuellen Befreiung“. Reich, Marcuse, Houellebecq.“

– Peggy H.-Breitenstein: „Rotwerden in finstren Zeiten. 68 als Erfahrung”

– Wolfgang Kraushaar: „Die Politisierung des Situationismus. Dutschke und die direkte Aktion“

– Tilman Reitz: „’The new sensibility has become a political factor’. Herbert Marcuse

und Susan Sontag“

– Gerhard Schweppenhäuser: „Marcuse und die Metaphysik“

– Vincent von Wroblewsky: „Mai im November? Vom Traum revolutionärer Weltveränderung zur globalen Marktordnung.“

Außerdem werden zwei Workshops zu folgenden Themen angeboten:

– “Ein verstelleter Bilck auf das Bild der Gesellschaft. Das Spektakel nach Guy Debord” von Hannah Chodure & Paul Helfritzsch

– “Die Verantwortung der Intellektuellen. Sartres Konzept der engagierten Literatur” von Michael Jenewein und Jörg Müller Hipper

Le Colloque du Groupe d’Etudes Sartriennes de l’année 2018

Le Colloque du Groupe d’Etudes Sartriennes de l’année 2018 aura lieu à Paris, les 22 et 23 juin 2018.
> En ligne : Programme 2018

Vendredi / samedi, 22 et 23 juin 2018
Ecole Normale Supérieure
45, rue D’Ulm 75005 Paris (Galois & Dussane)
29, rue D’Ulm 75005 Paris (Th. Ribot)
Vendredi 22 juin 2018
Matinée : 10h00 – 13h00 (amphi Galois)
Après-midi : 14h 30 – 17h (Salle Th. Ribot)
Samedi 23 juin 2018
Matinée : 9h30 – 13h00 (salle Dussane)
Après-midi : 14h30 – 18h00 (salle Dussane)

Jean-Paul Sartre, Die schmutzigen Hände
im Theater der Altstadt in Stuttgart

Das Stück von Jean-Paul Sartre, Die schmutzigen Hände hat 6. April Premiere im > Theater der Altstadt in Stuttgart.

Der kommunistische Intellektuelle Hugo ist während des Zweiten Weltkriegs in Illyrien bereit, den Parteisekretär Höderer zu töten, der sich bürgerlichen und konservativen Kräften einlassen will.

Hugo: “C’est drôle d’être libre, ça donne le vertige”.

Aber Hugo zögert, er beobachtet Höderer und beginnt mit dessen Ansichten, man müsse Politik für die Menschen und nicht für Prinzipien machen, zu sympathisieren.

Fotografin: Sabine Haymann

Hugo: “Tous les moyens ne sont pas bons.”

Dann aber erschießt er Höderer doch noch, aber weniger aus Eifersucht weniger aus politischen Gründen. Das Stück fragt, ob man in der Politik saubere Hände behalten kann, oder ob Moral und radikales Handeln sich einander widersprechen.

Premiere: 6. April 2018
Regie und Ausstattung: Uwe Hoppe
Besetzung: Susanne Heydenreich, Sarah Kreiß – Lou Bertalan, Irfan Kars, Ambrogio Vinella, Reinhold Weiser

> Tickets für “Die schmutzigen Hände” online kaufen

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